Numéro
J. Phys. Radium
Volume 3, Numéro 5, mai 1932
Page(s) 205 - 218
DOI https://doi.org/10.1051/jphysrad:0193200305020500
J. Phys. Radium 3, 205-218 (1932)
DOI: 10.1051/jphysrad:0193200305020500

« Anomalies » de viscosité des solutions de gélatine

M. Pichot

Faculté des Sciences de Toulouse


Résumé
Pour les solutions de gélatine étudiées, s'écoulant dans un tube capillaire, nous admettrons, que les différents éléments sont soumis à des forces de pression hydrostatique, à des forces de viscosité conformément à l'hypothèse Newton-Navier et en outre, à des efforts tangentiels constants par unité d'aire de l'intersurface. Nous appellerons coefficient de structure, le coefficient correspondant à ces dernières forces (Hypothèse de E. Buckingham et de E.-C. Bingham). La théorie est développée, un appareil et une méthode expérimentale décrits, le coefficient de viscosité et le coefficient de structure sont déterminés par une méthode graphique. Ces coefficients sont des fonctions de la concentration, de la température et de l'histoire de la solution. Une solution de gélatine de concentration donnée, maintenue à une température constante supérieure à une certaine valeur θ, suit la loi de Poiseuille. Le coefficient de viscosité correspondant, croit avec le temps et tend rapidement vers une valeur constante. La décomposition du liquide est marquée par une diminution du coefficient de viscosité qui devient une fonction décroissante du temps. A une température constante inférieure à la valeur θ, la solution de gélatine présente des anomalies de viscosité. Pour des solutions assez éloignées de leur gélification, la théorie rend compte du phénomène. Le coefficient de viscosité et le coefficient de structure sont des fonctions croissantes du temps, jusqu'au moment où commence la décomposition du liquide.

PACS
4760 - Flows in ducts, channels, nozzles, and conduits.
6620 - Viscosity of liquids; diffusive momentum transport.

Key words
gels -- swelling -- viscosity, friction and lubrication