Numéro
J. Phys. Radium
Volume 6, Numéro 11, novembre 1935
Page(s) 462 - 468
DOI https://doi.org/10.1051/jphysrad:01935006011046200
J. Phys. Radium 6, 462-468 (1935)
DOI: 10.1051/jphysrad:01935006011046200

Sur la magnéto-chimie du rhénium

Nicolas Perakis et Léamdre Capatos

Laboratoire de Physique de l'Université de Salonique


Résumé
Nous avons étudié le rhénium à l'état métallique et à l'état heptavalent. Dans ces deux états, le rhénium possède un paramagnétisme indépendant de la température (intervalle de température exploré : - 190° + 25°C) très faible; huit fois plus faible à l'état d'ion ReVII qu'à l'état de métal. Le coefficient d'aimantation du rhénium métallique est, à 6 millièmes près, 0,366.10^(-6) Cette valeur est le résultat d'un grand nombre de séries de mesures, faites sur des échantillons de rhénium de diverses provenances, dont un exceptionnellement pur : 99,99 pour 100 (Re Hilger, Laboratory No 9 310). Nous avons trouvé, pour le coefficient d'aimantation du rhénium heptavalant, 0,049.10^(-6). Cette valeur, probablement exacte à quinze pour 100 près, nous l'avons déduite de mesures faites sur l'heptoxyde de rhénium et sur les perrhénates d'ammonium, potassium, rubidium et césium, après correction du diamagnétisme du reste de la molécule. Cette correction, nous l'avons faite en comparant les sels de rhénium étudiés à des sels homologues d'un autre élément de la même famille : les perrhénates ont été comparés aux perchlorates correspondants. En ce qui est du groupement O^7, son diamagnétisme a été tiré de mesures faites sur le pyro sulfate de potassium. De l'étude magnétique des perchlorates nous avons déduit, incidemment, le magnétisme des ions (ClO^(4-)) et ClVII. La plupart des corps ayant servi à l'étude du rhénium heptavalent, corps principaux et corps de comparaison, ont été préparés par nous, avec beaucoup de soin.

PACS
7550C - Other ferromagnetic metals and alloys.

Key words
paramagnetic materials