Numéro
J. Phys. Radium
Volume 12, Numéro 8, octobre 1951
Page(s) 765 - 771
DOI https://doi.org/10.1051/jphysrad:01951001208076500
J. Phys. Radium 12, 765-771 (1951)
DOI: 10.1051/jphysrad:01951001208076500

Contribution à l'étude de l'antiferromagnétisme. Etude thermomagnétique des protoxydes de cobalt et de nickel

Charlotte Henry La Blanchetais

Attachée de Recherches au C. N. R. S.


Résumé
L'étude thermomagnétique du protoxyde de cobalt dans des champs relativement faibles (2 200 à 7 800 Oe) a mis en évidence un point de transition T λ à la température de l'anomalie de dilatation, soit 292° K, et une sensibilité au champ en sens inverse de celle que l'on observe chez les ferromagnétiques. Le protoxyde de cobalt, antiferromagnétique au-dessous de 292° K, ne suit une loi de Curie-Weiss que pour les températures supérieures à 460° K. Le moment magnétique que l'on peut alors déduire de la droite en ι/χ et T est égal à 24,5 μW ou 4,96 μB. L'étude thermomagnétique du protoxyde de nickel met en évidence un maximum de la susceptibilité magnétique, assez étalé, à la température, de 647° K (l'anomalie de dilatation se situe à 523° K). Comme les autres protoxydes des métaux de transition du groupe du fer, NiO est donc antiferromagnétique. La sensibilité au champ a lieu dans le sens habituel aux ferromagnétiques par suite, probablement, de la présence d'une impureté ferromagnétique. Pour cette même raison, l'état paramagnétique de NiO n'a pu être observé à haute température.

PACS
7550E - Antiferromagnetics.

Key words
Antiferromagnetism -- Cobalt compounds -- Nickel compounds