Numéro
J. Phys. Radium
Volume 12, Numéro 10, décembre 1951
Page(s) 920 - 929
DOI https://doi.org/10.1051/jphysrad:019510012010092000
J. Phys. Radium 12, 920-929 (1951)
DOI: 10.1051/jphysrad:019510012010092000

Essais d'utilisation de la mécanique ondulatoire en phosphorescence

Daniel Curie

Laboratoire de luminescence (P. C. B.), Faculté des Sciences de Paris


Résumé
La Mécanique Ondulatoire ne permet pas de déduire exactement des faits expérimentaux les fonctions d'onde des électrons dans les pièges et dans les bandes de conductibilité, mais elle permetd'étudier la valeur des diverses hypothèses que l'on peut faire a priori sur la nature des pièges et sur le mécanisme de sortie. On discute d'abord les idées de T. Muto, suivant lesquelles le piège est constitué par un seul niveau métastable au-dessous de la bande de conductibilité et la sortie s'effectue par absorption d'un seul quantum d'agitation thermique d'énergie suffisante. Le principe peut en être retenu si l'on admet l'existence d'une très faible proportion d'ondes de fréquence nettement supérieure à la fréquence de Debye. On peut aussi envisager une sortie par absorption de plusieurs quanta thermiques, l'augmentation de l'énergie de l'électron dans le piège s'effectuant progressivement. D'autres hypothèses ont été considérées, mais on a été amené à les rejeter. Enfin, dans un appendice, on montre que l'électron venant de quitter un piège est localisé et doit être décrit par un paquet de fonctions de Bloch (état non stationnaire), s'élargissant rapidement. La répartition spatiale des pièges autour des centres a donc de profondes répercussions sur la loi de déclin.

PACS
30 - ATOMIC AND MOLECULAR PHYSICS.

Key words
Phosphorescence