Numéro
J. Phys. Radium
Volume 17, Numéro 10, octobre 1956
Page(s) 876 - 886
DOI https://doi.org/10.1051/jphysrad:019560017010087600
J. Phys. Radium 17, 876-886 (1956)
DOI: 10.1051/jphysrad:019560017010087600

La résonance quadrupolaire dans les liquides

Joseph Seiden

Laboratoire de Radioélectricité et d'Électronique, avenue du Général-Leclerc, Fontenay-aux-Roses


Résumé
On discute la possibilité d'observer la résonance quadrupolaire dans les liquides. Il n'y a pas de résonance quadrupolaire dans un liquide où les mouvements moléculaires sont rapides et isotropes. Les mouvements rapides (dont les fréquences caractéristiques sont grandes par rapport aux fréquences de résonance quadrupolaire) anisotropes, tels qu'ils existent par exemple dans les liquides nématiques, ont pour effet de diminuer la fréquence de résonance à partir de sa valeur pour la molécule supposée fixe dans un cristal. On étudie très généralement l'élargissement des raies provoqué par les mouvements moléculaires lents (dont les fréquences caractéristiques 1 /τc sont faibles devant les fréquences de résonance), tels qu'ils se présentent dans les liquides visqueux ou dans certains solides. Cette étude nécessite l'emploi de la fonction de corrélation quantique d'Ayant, dont on démontre l'équivalence avec celle de Kubo et Tomita. L'élargissement obtenu est de l'ordre de 1/τc. Une théorie rigoureuse est développée pour les liquides visqueux. La raie est une superposition de courbes de Lorentz.

PACS
6130 - Liquid crystals.

Key words
liquids -- nuclear magnetic resonance and relaxation