Issue
J. Phys. Radium
Volume 9, Number 10, octobre 1938
Page(s) 403 - 410
DOI https://doi.org/10.1051/jphysrad:01938009010040300
J. Phys. Radium 9, 403-410 (1938)
DOI: 10.1051/jphysrad:01938009010040300

Formation d'un isotope stable de masse cinq de l'hélium lors des collisions entre hélions et deuterons

F. Joliot et I. Zlotowski

Laboratoire de Chimie Nucléaire. Collège de France


Résumé
L'analyse des trajectoires Wilson dues aux particules émises par la paraffine lourde sous l'action des rayons α du polonium montre que le rayonnement étudié se compose de deutérons et de protons dans la proportion de 3 à 2. L'énergie maximum des deutérons est à ± 0,2 MeV près égale à celle que l'on calcule par les lois du choc élastique, tandis que l'énergie des protons est de 0,5 MeV environ supérieure à celle des protons projetés élastiquement. Les rayons α atteignant la cible ayant une énergie insuffisante pour provoquer la désintégration des deutérons sans capture, la seule réaction à envisager pour interpréter l'émission des protons dans les conditions de ces expériences est la suivante : [FORMULE] L'énergie maximum des protons projetés étant 3,2 ± 0,4 MeV, on trouve pour Q la valeur - 0,1 ± 0,3 MeV, à laquelle correspond la masse de 52He = 5,0106 ± 0,0005. Le noyau formé 52He est par conséquent stable vis-à-vis de l'émission d'un neutron. On a en outre observé et comparé à l'aide d'un compteur à boule, sensible uniquement aux particules lourdes ionisées, les parcours des particules émises par une cible de paraffine lourde et par une cible de paraffine légère, irradiées toutes les deux dans les mêmes conditions par les rayons α du polonium. Les courbes d'absorption résultant de ces expériences ont confirmé entièrement les conclusions précédentes.

PACS
23 - Radioactive decay and in-beam spectroscopy.
30 - ATOMIC AND MOLECULAR PHYSICS.

Key words
isotopes -- artificial disintegration and induced radioactivity