Numéro
J. Phys. Radium
Volume 10, Numéro 5, mai 1929
Page(s) 187 - 197
DOI https://doi.org/10.1051/jphysrad:01929001005018700
J. Phys. Radium 10, 187-197 (1929)
DOI: 10.1051/jphysrad:01929001005018700

Etude du courant photoélectrique dans l'air à la pression ordinaire

A. Blanc

Faculté des Sciences de l'Université de Caen


Résumé
La courbe qui représente le courant photoélectrique en fonction du champ, dans l'air à la pression ordinaire, ne montre aucune saturation; cette particularité n'a pas été expliquée. Or l'expérience montre que, pour un même métal, placé toujours dans des conditions identiques mais soumis à des éclairements différents, on obtient des courbes appartenant à une même famille, dont les ordonnées sont proportionnelles aux éclairements, tandis que pour deux métaux différents, les courbes obtenues appartiennent à deux familles différentes et peuvent se couper sans se confondre. D'autre part, un changement dans la composition de la lumière incidente modifie la forme des courbes relatives à un même métal. Enfin, la forme des courbes change progressivement à mesure que la fatigue de la surface métallique augmente. On est conduit à supposer que le nombre des ions produits en moyenne dans l'air par chaque électron émis augmente avec le champ, d'une façon qui dépend du métal. Dans ces conditions, la saturation ne peut pas se produire ; d'ailleurs, la forme de la courbe du courant photo-électrique doit être en relation très étroite avec la répartition des vitesses des électrons et elle change en même temps que celle-ci. Comme conséquence, la fatigue du métal modifie la répartition des vitesses des électrons, puisqu'elle change la forme de la courbe.

PACS
7215 - Electronic conduction in metals and alloys.

Key words
photoelectricity