Numéro
J. Phys. Radium
Volume 17, Numéro 11, novembre 1956
Page(s) 965 - 975
DOI https://doi.org/10.1051/jphysrad:019560017011096500
J. Phys. Radium 17, 965-975 (1956)
DOI: 10.1051/jphysrad:019560017011096500

Émission électronique des corps solides après un travail mécanique ou une irradiation (exoélectrons & photoélectrons)

E. Louis Huguenin et Jean-Georges Valat


Résumé
De nombreux métaux et isolants peuvent émettre spontanément des électrons, après avoir été soumis à un travail mécanique ou à une irradiation. L'appareil de mesure généralement utilisé est un compteur Geiger-Müller du type « cloche ». Les résultats montrent que cette émission, très faible, décroît dans le temps suivant une loi approximativement hyperbolique, fonction des traitements subis par l'échantillon. Une élévation de la température a une très grande influence sur l'émission : elle fait apparaître de nombreux maxima. Certains auteurs ont pensé que l'exoémission provenait d'une réaction chimique (oxydation). Une théorie récente due à Nassenstein établit un parallélisme entre l'exoémission et la phosphorescence. Cette théorie électronique, qui permet d'expliquer la plupart des phénomènes observés tant pour les métaux que pour les isolants, semble vérifiée par les travaux récents de Bohun.

PACS
79 - Electron and ion emission by liquids and solids; impact phenomena.

Key words
electron emission -- photoelectricity