Numéro
J. Phys. Radium
Volume 12, Numéro 3, mars 1951
Page(s) 153 - 160
DOI https://doi.org/10.1051/jphysrad:01951001203015300
J. Phys. Radium 12, 153-160 (1951)
DOI: 10.1051/jphysrad:01951001203015300

Les champs moléculaires négatifs élevés et les différents mécanismes du passage de l'antiferromagnétisme au paramagnétisme de Weiss

G. Foëx

Faculté des Sciences de Strasbourg


Résumé
I. Quelques substances, métaux, oxydes ou sels, peuvent prendre des propriétés intemédiaires entre le paramagnétisme indépendant de la température et le paramagnétisme de Weiss. Elles obéissent à la loi de Weiss, mais avec une constante de Curie beaucoup trop grande pour avoir la signification habituelle et avec un Δ très élevé. Par exemple, CA = 6,45 pour le fer γ, 7,27 pour Fe2O3, 6,4 pour Fe2O3MgO. De plus, CA et Δ varient beaucoup d'un échantillon à l'autre et peuvent dépendre du champ (platine). Pour le fer γ, on retrouve les résultats de Sucksmith en superposant à un paramagnétisme de Weiss, avec CA= 4,4 et Δ= 2030, un paramagnétisme constant a = 240.10 -6. II. Étude de deux cas typiques de passage du paramagnétisme de Weiss au paramagnétisme constant par élévation de la température: FeCl3 (Lallemand) et V2O 3. Interprétation de ce dernier cas à l'aide de l'énergie magnétocristalline. III. Solutions solides de différents métaux diamagnétiques dans le palladium (Wucher). La constante de Curie et Δ sont fonction de la concentration électronique en métal dissous; contrairement à toute attente, Δ croît avec cette concentration. Structure électronique du palladium métal : mélange en équilibre de 32,5 ions d8 et 67,5 atomes neutres d10. IV. Dans de nombreux composés du manganèse, Δ est très grand malgré la valeur élevée de la distance entre voisins magnétiques. Il s'agit probablement d'interactions de super-échange.

PACS
7550 - Studies of specific magnetic materials.

Key words
magnetism -- alloys -- ferromagnetism -- solid solutions